À l’issue d’un processus long et complexe, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié le 20 mars son sixième rapport, un document qui a fait du bruit, mais qui aurait pu avoir un retentissement bien supérieur si les lecteurs potentiels – chaque humain, chaque organisation – pouvaient mieux en prendre la mesure. Ces quelques milliers de pages dressent un tableau inquiétant du futur de notre écosystème, mis en péril par les activités humaines et nos propres modes de consommation. Ce rapport laisse toutefois une brèche d’espoir par laquelle échapper au pire, si les États prennent les mesures attendues de leur part. Un décryptage s’impose pour ne pas passer à côté de ce fil d’Ariane, si ténu soit-il.

24.04.2023
Temps de lecture: 4 minutes

Décryptage du 6e rapport de synthèse du GIEC

Depuis plus de 30 ans, le GIEC fait le point des connaissances sur les évolutions du climat, leurs causes, leurs impacts, et identifie les pistes de limitation du réchauffement. Ses rapports réguliers établissent un état des lieux indispensable pour alerter les décideurs et l’opinion publique. Ainsi, cette instance ne mène pas ses propres recherches ou études, mais compile, analyse et met en perspective des travaux de chercheurs pour faire ressortir les éléments qui relèvent d’un consensus de la communauté scientifique.

 

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Les points clefs du nouveau rapport du GIEC

Le climat actuel

Les dernières études prises en compte confirment l’influence humaine sur le réchauffement climatique déjà observé dans les rapports précédents.

  • Les activités humaines ont réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres, entraînant des changements rapides et généralisés jusque dans la cryosphère et la biosphère.
  • Depuis 1900, le niveau des mers a davantage augmenté que pendant les 3 millénaires précédents.
  • Depuis 1990 (1er rapport du GIEC), 1.000 milliards de tonnes de CO2 ont été rejetés, soit presque la moitié de la quantité émise depuis le début de l’ère industrielle.
  • Les changements climatiques récents sont généralisés, rapides et s’intensifient. Ces 10 dernières années ont été 1.1°C plus chaudes que la période 1850-1900.
  • Le changement climatique d’origine humaine provoque de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes : vagues de chaleur, fortes précipitations, sécheresses et cyclones tropicaux.
  • La sensibilité climatique à l’équilibre représente le nombre de degrés supplémentaires si l’on double la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Or, les progrès en climatologie donnent de meilleures estimations de la sensibilité climatique à l’équilibre à 3°C, avec une fourchette plus étroite que précédemment : un monde à +1°C n’est quasiment plus possible, mais le risque d’un climat à +5°C s’éloigne aussi.

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE A VENIR ET SES CONSÉQUENCES

  • Les puits de carbone océaniques et terrestres seront de moins en moins efficaces pour stocker le CO2 de l’atmosphère.
  • 5 scénarios socio-économiques ont été élaborés, selon lesquels (sauf un) le réchauffement mondial dépassera +1,5°C dans un avenir proche (entre 2021 et 2040).
  • Avec la poursuite du réchauffement, la probabilité augmente de subir plus de phénomènes climatiques extrêmes, parfois combinés (canicule puis mégafeux, comme au Canada et en Californie en 2021, ou mégafeux puis inondations en Australie).
  • Les glaciers des montagnes et des pôles vont continuer à fondre pour encore des décennies alors que le dégel du pergélisol libèrera du carbone, irréversiblement.

le changement climatique dans le futur

Le nouveau rapport est plus optimiste sur un arrêt du réchauffement climatique si la neutralité carbone est atteinte.

  • Des actions fortes, rapides et durables de réduction des émissions de CO2, de méthane mais aussi des autres gaz à effet de serre (GES) pourraient réduire les conséquences du changement climatique mais amélioreraient aussi la qualité de l’air.
  • Limiter le réchauffement mondial à +1.5°C nécessite une baisse immédiate et générale des émissions de GES.
  • Les dérèglements déjà provoqués par les GES vont perdurer très longtemps, en particulier dans les océans, les calottes glaciaires, et donc le niveau global des eaux, mais certains changements pourraient être freinés ou stoppés.

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